Carnet de route

Une brève du Pic - Par tours et détours

Le 04/01/2019 par Hélène PETIT

Tout a commencé par les tours du château de Montferrant. Depuis Saint-Mathieu, une montée allegro, un soleil radieux. Mais le château est défendu par un grillage de 2 mètres de haut. Nos braves randonneurs réussissent à enjamber cette fortification moderne et prennent pied sur la base du rempart pour maitriser le point de vue qui embrasse la plaine. On distingue les tours d’Aigues-Mortes.

Après un essai, non transformé,  de visites aux tours ruiniformes qui sillonnent la crête W, c’est un peu dépités qu’ils regagnent l’autoroute des randonneurs du dimanche.  Il est temps de se restaurer au pied de la rampe d’accès au Pic qu’ils saluent plutôt d’en bas. Démocratiquement ils choisissent de continuer vers les tours de Cazevieille.  Finalement ils les boudent pour basculer rapidement par le pas de la Peyre, face nord du Pic Saint-Loup. Le chemin est glissant. Le chamois de l’équipe, freine des deux fesses. Efficace ! Personne ne l’a vu.

Chemin faisant, ils lèvent les yeux vers leur phare de haute-montagne, ils rêvent de Diagonale, de 1er, 2ème, 3ème éperon, de cirque des Escargots, de l’aven des deux faces où l’on ressort sous le proche de la Baume Longue par un petit rappel, 30 m plein vide... Ils cherchent et trouvent la tour de gué et la croix du sommet 658 m.

Le groupe, 12 personnes, après  l’Herme d’en Haut, se scinde par hasard, en deux parties inégales. Les raisonnables et les schtroumpfs, ceux qui aiment la salsepareille et le bartas qui griffe, qui pique et qui laisse des traces sur les tibias. Mais un bartas force 5 les oblige à redescendre, d’arbre en arbre, dans un éboulis qui roule des cailloux encore indécis sur leur destination. Bref, le groupe des dissidents s’attarde pour visiter le pied des voies orientales d’escalade de la face Nord, la voie Montel, l’Orientale…, sans pour autant aucune volonté de les emprunter. Pour le fun uniquement !

Finalement ils optent, non par choix mais par aventure, pour passer par le petit couloir de la brèche de la Pousterle et regagnent enfin le GR 60 ; c’est cool, beaucoup plus cool. Il ne faut pas faire attendre les copains qui sont peut-être déjà à la voiture. Ces copains, c’est des vrais, ils ont posé du chocolat et des biscuits au col de la Pousterle, sur un cairn. Dommage, les schtroumpfs ne sont pas passés par la. Les sangliers aiment ça ?

On arrive aux voitures à temps pour admirer le coucher du soleil.

Par une belle lumière d’hiver, une température extrême jusqu’à 18°, à main nue, sans machette ni cisaille, nous avons tenté une aventure loupienne, mais le Pic nous a joué un de ses tours. 1000 m de dénivelé pour les sages, sur un parcours de 18 km ; pour les 3 schtroumpfs, un peu plus, plutôt encore plus. Tant pis pour eux, je ne les nommerai pas. Il ne faut jamais suivre un encadrant qui a quelques gènes de garrigaïre, ni les lubies de la petite jeunette qui fait confiance aux traces de couleur.

Ma défense : a-t-on encore le droit de se perdre ? Hommage à Denis Dainat.

 

Anne-Marie Reboulet.

5 décembre 2018

Photos : Béa Mallet







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