Carnet de route

Telemark à Freissinières

Le 22/12/2014 par Isabelle Terrasson/ Luis de Souza

WE télémark – 13èmes rencontres du gang des talons libres

Après des retrouvailles impromptues à l’aire de Manosque, nous avons roulé jusqu’à la vallée suspendue de Freissinières, et nous sommes tous arrivés en moins d’un quart d’heure, cafistes montpelliérains et Thadée venu d’Aix-les-Bains. Le gîte de la Cure, ancienne demeure du Curé, conserve son style d’antan, mais les travaux réalisés il y a un peu plus d’un an rendent l’endroit chaud et douillet. Les éditions du we télémark se suivent, mais ne se ressemblent pas : cette année, pas de neige à moins de 1900 m d’altitude, et la vallée de Freissinières avait encore ses paysages d’automne, avec même quelques clématites fleuries entortillées comme des guirlandes dans les arbres.
Nous retrouvons Lionel, guide télémark devant l’éternel, à l’hôtel des 5 saisons. Les néotélémarkeurs trouvent chaussures à leurs pieds, et nous embarquons les paires de télémark que Lionel nous avait préparées. Direction Risoul, une des rares stations ouvertes, afin que les « maternelles » puissent tracer leurs premiers virages au soleil. Pendant que Lionel leur enseigne l’attitude télémark et le déclenchement de virage stemé, le goupe A++ se remet en jambe tranquillement. Puis Lionel laisse les juniors pratiquer quelques gammes, et retrouve les ‘anciens’ pour leur chauffer les cuisses. Il dispense des médicaments personnalisés : rapprocher ses pieds pour ménager ses efforts, arrondir les courbes (de l’art roman, pas du gothique !), gérer l’équilibre antéropostérieur. Lionel jongle de groupe en groupe, orchestrant l’apprentissage. A la fin de la journée, nous nous retrouvons pour une eau chaude en bas des pistes. Les nouveaux sont contents de leurs premiers virages, mais nous avons tous les cuissots confits… Pour nous remettre de nos émotions, nous investissons à 8 le sauna des 5 saisons : on se connait peu en entrant, on se connait mieux en sortant !
Dimanche, toujours grand beau ! Objectif : rando-télémark vers la tête de Vautisse qui ne se pratique normalement que tard en saison lorsque les routes sont déneigées. Mais nous avons des conditions de printemps ce qui nous permet de monter en voiture jusqu’à 1900m. La neige est encore un peu rare, et nous chaussons dans les mélèzes 100 m plus haut. La montée en forêt est laborieuse en raison de conditions de neige difficiles, de la ventrée de mont d’or fondu de la veille, et de petits soucis matériels (vieilles peaux ayant besoin d’élasto, etc). Les tombants rocheux sur le versant d’en face sont majestueux, et lorsque nous débouchons sur le plateau la vue sur le Mont Viso se déploie sous nos yeux. Lionel en profite pour nous rappeler des éléments de nivologie : la rareté de la neige peut paradoxalement être une situation à risque… A la descente, nous tentons tous quelques virages télémark sous les encouragements de Lionel, dans une neige croutée, « pédagogique » pour apprendre à arrondir les virages. Notre maître nous rappelle philosophiquement que  ce n’est jamais la neige qui est mauvaise… Enfin, pour citer notre invité du jour Mathieu, « c’était pas la course de l’année, mais c’était la course du jour ! ».
Et un lundi au soleil pour ceux qui jouent les prolongations. Nous  nous lançons vers la Crête de Dormillouse à partir des Fonds de Cervière, village magnifique, rarement accessible en voiture en cette saison. La moitié d’entre nous a lâchement quitté le gang des talons libres pour rechausser alpin. A la montée, nous admirons la vue spectaculaire sur les sommets qui nous entourent survolés de quelques chocards. A la descente, un petit vent frais empêche la neige de « décailler » et nous terminons fourbus, mais à ski jusqu’à la voiture.
Avec cet enneigement de mois de novembre, le télémark en Queyras était un très bon choix.

 







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