Carnet de route

Andorre 21 et 22 avril 2013

Le 27/04/2013 par Laffont Jacques

Partis d’un projet de trois jours dans Belledonne, annulé pour cause de météo, nous décidons de repousser le départ au samedi et d’aller vers les Pyrénées. Au vu des sorties d’Eric le week end passé et sur les conseils de Pierre nous optons pour l’Andorre. Réservation par internet de 2 studios à l’appart –hôtel « Llempo » de Canillo (Llempo, c’est le nom de la colline juste au dessus) et c’est le départ. Un arrêt rapide à l’Hospitalet pour saluer Jean-Yves et Robert attablés devant des cuisses de canard et qui se remettent d’une journée en plein vent, puis  achats de vivres de première nécessité au pas de la Case. Il neige au Port d’Envalira, en bourrasques…Arrivée à Canillo et repas rapide dans la kitchenette du studio.

Dimanche matin, grand soleil, et températures fraiches : le coup de chaud de la semaine précédente est terminé, il a encore neigé un peu pendant la nuit. Nous partons pour le Pic de la Serrera, par la vallée de Ransol. La neige barre la route à 1900 m d’altitude, nous chaussons les skis à la voiture (7 h 40) et après un petit plat, montons rive droite du ruisseau. La petite couche de neige de la veille adhère mal sur le fond dur, et a été très travaillée par le vent ; Dans le raidillon d’ « El Tubo » l’accumulation est plus importante mais pas vraiment inquiétante. Pas mal de monde devant nous, un groupe part à gauche vers le Pic de la Cabanetta par un versant nord peu engageant : raide et caillouteux.

Nous croisons Robert et Jean-Yves qui descendent déjà : ils sont finalement aussi venus à la Serrera. Passage du Col des Mineurs un peu déneigé, puis montée par l’arête jusqu’au sommet et arrivée vers 10 h 40. Pas mal de monde, montés par Sorteny pour certains. Vue panoramique sur l’Estanyo, la Cabanetta, le Val d’Aston, le  massif du Tabe, les falaises de Sinsat…et le petit vent s’est calmé.

A la descente, nous hésitons un moment à prendre droit dans la pente sud et remonter ensuite, mais a voir descendre trois skieurs, la neige fraiche semble déjà bien lourde. Au lieu de cela, nous suivons l’arête puis, au Col des Mineurs, descente plein est déjà un peu transformée, et petit goulet raide qui nous amène sur le replat. Ensuite descente par l’itinéraire de montée, nous verrons plus tard que ce sont les préconisations du nouveau topo « Pyrénées » ! Petite pause repas à l’abri du vent avant de rejoindre la voiture et la civilisation.

Comme il est tôt, nous prenons une bière au bar des bretons en bas de l’hôtel puis allons visiter Andorre la Vella à la recherche d’un peu probable bon plan de magasin de sports pas cher. Le centre est un peu désolant avec ses boutiques de luxe ou de gadgets électroniques, ses vitrines pleines d’objets statutaires brillants, et ses marques mondialisées tellement banales. En plus, c’est dimanche et les rues sont presque désertes. Alors que je rêve d’une gaufre ou de churros, on ne me propose que Breitling, Ferrari, G-Star, Cardin, Chanel…

Au retour, arrêt dans un supermarché pour le coup bien authentique, où l’on peut déguster tout une gamme de produits plus ou moins locaux, ou ibériques, avec une atroce liqueur de crème catalane, mais des fromages et jambons nettement plus intéressants.

Après un petit apéritif au studio, nous descendons pour le repas au restaurant le plus proche ; il affiche « Tapas » sur son enseigne mais c’est plus compliqué qu’il n’y parait et nous prenons finalement le menu. Il est vraiment très bien fourni, et chacun se demande s’il viendra à bout de son entrecôte ou de ses seiches grillées. A l’issue des agapes nous nous décidons pour le pic de la Coma Pedrosa le lendemain.

 

Lundi matin, 7 h 45, parking de la station d’Arinsal, 1550 m : la neige semble bien loin… il va y avoir du portage. Petit souci de santé pour Olivier qui ne sera pas du voyage, nous sommes donc quatre à mettre les skis sur le sac et à emprunter la piste pierreuse qui alterne raidillons et replats ; nous la quittons vers 1750 m, quelques plaques de neige dans une traversée pour rejoindre une passerelle un peu exotique à traverser. L’itinéraire monte droit dans une pente assez raide, en neige dure et lissée par les traces de descente précédentes. On contourne une petite barre par la gauche, et continue à flanc pour déboucher dans un vallon plus large, toujours en rive droite ; nous chaussons les skis  vers 1900 m. A nouveau, deux sections plus raides pour arriver au col 2242 m, d’où l’on voit à gauche le refuge de la Coma Pedrosa, fermé. Devant nous un immense vallon, une petite descente est nécessaire avant de le traverser et de rejoindre le pied du pic de Sanfonts par une pente bien ensoleillée. Pierre a du mal à encaisser son entrecôte de la veille, il réduit le rythme et nous convenons de nous retrouver au retour. L’itinéraire prend à droite une rampe au dessus de barres, pour déboucher au sur un petit lac encaissé, à contourner, avant un nouveau col et l’Estany Nègre où un vent bien frais nous reçoit, et d’où l’on voit enfin le sommet. La montée directe sur l’arête dans la face ouest n’est plus trop praticable car déneigée, aussi nous continuons directement vers le col de Malinvern. L’arête menant à la Coma Pedrosa est presque complètement rocheuse, nous partons donc à gauche pour le petit pic de Baiau (entraînez vous à la prononciation catalane…) sur une neige bien dure et glacée, quelques conversions un peu techniques compte tenu des pierriers dessous. Au sommet, toujours pas mal de vent et bien qu’il soit presque midi la neige n’a pas ramolli. On ne s’attarde pas trop, et descendons au plus direct, croisant deux skieurs qui montent vers le col. Pierre prend le soleil au niveau du petit lac, la forme est revenue. La neige est maintenant un peu plus souple mais ne sera jamais vraiment molle, les passages à l’ombre demeurant gelés. Pour traverser le grand replat et remonter au petit col sans trop pousser, un bon élan est nécessaire mais ça passe sans trop d’efforts. 

Une section un peu ludique à la traversée de la forêt et quelques virages entre les pins nous ramènent à la passerelle qu’il fallait bien repérer à la montée… déchaussage des skis à 1750 m environs, puis à nouveau portage jusqu’à la voiture où nous retrouvons Olivier.

Il ne reste plus qu’à rentrer, en essayant de trouver en route un endroit agréable pour une dernière bière ; ce sera finalement en France, en aval de l’Hospitalet où une « baraque à frites » de bord de route se fait belle avant de commencer la saison.

 

En conclusion, deux belles journées de printemps dans un cadre exotique !  







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