Carnet de route

la Tête des Fétoules

Le 11/07/2012 par Daniel Auclair

Cette année, ce n'est que le mercredi midi que Dom et moi avons pu atteindre le camp de la Bérarde. Compte tenu des prévisions météo, nous avions réservé au Refuge de la Lavey en vue de l'ascension de la Tête des Fétoules le lendemain. Après avoir monté notre tente et déposé une partie de notre matériel, nous avons donc repris à deux la route pour Champhorent.

Du parking, nous commençons par une descente pour franchir le Vénéon. De là un sentier en lacets s'élève jusque dans le vallon de la Lavey que nous suivons jusqu'à atteindre le sympathique Refuge de la Lavey, situé dans un cadre fort agréable. Parmi de nombreux randonneurs, seule une autre cordée de deux alpinistes envisage la même course que nous pour le lendemain. Après un excellent repas du soir, une bonne nuit, et un réveil matinal, le départ s'effectue sur sentier. Nous le quittons aux premières lueurs du jour pour suivre une trace bien marquée dans les éboulis. Arrivés au glacier ("l'Œil de Bœuf"), nous faisons une première tentative par la rive droite, pour suivre l'itinéraire indiqué dans les topos (même les plus récents). Néanmoins, le glacier a maintenant cédé la place à une succession de roches moutonnées d'un très beau rose, mais peu accueillants. Suivant les conseils du gardien du refuge, nous optons donc pour la variante plus raide rive gauche du glacier, et après quelques passages en glace nous trouvons une neige dure, très agréable. Après un autre passage raide pour contourner une zone crevassée, nous atteignons l'arête rocheuse finale menant au sommet de la Tête des Fétoules, où nous savourons notre plaisir en compagnie de l'autre cordée dont le rythme de montée était tout à fait comparable au nôtre.

À la descente, la neige un peu ramollie par le soleil reste très agréable, et après le cheminement dans les éboulis nous rejoignons le sentier qui nous mène rapidement au Lac des Fétoules, où nous faisons une longue pause, motivée tant par la fatigue de l'ascension que par la douceur de la température. Mais la journée n'est pas finie et le sentier jusqu'au parking semble interminable, d'autant plus qu'il se termine par une remontée qui parait bien longue en fin de journée, après douze heures de marche. Le retour au camp nous permet de partager l'apéritif avec les camarades redescendus eux aussi de leurs diverses ascensions.







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